Fake news
Des cas isolés de fake news ont toujours existé, même dans les médias dits « sérieux ». Et ils continueront sans doute à se produire, car il est difficile de les éviter complètement.
Mais comment ces erreurs voient-elles le jour ? S’agit-il de manipulations intentionnelles ou simplement d’un manque de rigueur journalistique ? Dans une grande majorité des cas, on identifie généralement l’un des trois motifs suivants : l’intention de nuire, la recherche de sensationnalisme, ou la négligence.
Quiz · Démasquer les intentions
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DÉMASQUER LES intentions
Clique sur les liens associés pour découvrir l’histoire qui se cache derrière chaque image.
En bas de page, tu trouveras les motivations à l’origine de ces fausses informations. Fais-les glisser vers l’exemple correspondant.
Il n’est pas toujours évident de savoir si une fausse représentation est due à de la négligence ou à une intention délibérée.
EXEMPLE PRATIQUE
Des photos volées sont commentées sur les réseaux sociaux et attribuent faussement le désordre laissé après une réunion à un parti politique local. L’article suivant explique le déroulement et la diffusion de cette fake news sur les réseaux sociaux.
Comment analyser l’article fictif
Généralisation abusive
La généralisation abusive consiste à tirer une conclusion large à partir d’un exemple limité ou mal interprété. Dans ce cas, des photos de déchets laissés dans un parc sont utilisées pour affirmer que tous les écologistes présents à Lausanne ont laissé ce désordre, alors même qu’il n’existe aucune preuve reliant ces images à un événement spécifique de militant·es. C’est une extrapolation injustifiée basée sur des images hors contexte.
Source non fiable
La source qui circule sur les réseaux sociaux n’est pas un média qui a vérifié les faits : ce sont plutôt des publications d’utilisateurs·trices anonymes sur Facebook ou X, sans attestation de véracité ou contexte, qui sont reprises massivement. Ces contenus ne respectent pas les standards du journalisme (vérification, sources multiples, transparence), ce qui en fait une source peu ou pas fiable au sens de l’analyse critique de l’information.
Manque de preuves
Dans l’article ou la publication incriminée, aucune preuve concrète ne montre que les photos ont été prises après ou pendant une réunion écologique, ni que ces déchets ont été laissés par des écologistes. Une simple corrélation, proximité temporelle ou géographique, est transformée en causalité sans éléments factuels pour l’étayer.
Message stigmatisant
Effet de vérité
Circulation sur les réseaux
Les réseaux sociaux permettent à ce type de contenu de se propager très rapidement et dans plusieurs langues (français, polonais, allemand, etc.). Ce mécanisme accroît l’impact de l’information erronée, car chaque partages ou repost renforce l’impression de crédibilité. De plus, ces plateformes manquent souvent de garde-fous efficaces pour vérifier les faits avant diffusion.
Conclusion de notre exemple pratique
D’après les éléments disponibles (notamment des vérifications factuelles comme celle de Factcheck Vlaanderen), il ne semble pas y avoir eu de preuve que l’article original ait été conçu comme une infox volontaire avec l’intention explicite de tromper. Les photos existaient avant, mais leur association à un événement spécifique a été faite sans vérification, ce qui est une erreur de jugement éditorial plutôt qu’une manipulation sophistiquée délibérée.
On est donc plutôt en présence de mésinformation ou de négligence (partage d’une information erronée), amplifiée ensuite par des utilisateurs·trices qui l’ont exploitée sciemment ou non pour stigmatiser un groupe politique.
Jouer avec les fake news
Dans cette activité, vous allez faire en groupe quelque chose que de vrais journalistes n’ont absolument pas le droit de faire : inventer des fake news.
Dans le journalisme, cela serait une grave violation de l’éthique professionnelle. Mais ici, c’est exceptionnel – c’est un jeu pédagogique pour mieux comprendre comment les fake news fonctionnent.Consignes pour l’enseignant·e
Découvrez comment guider vos élèves dans cet exercice : objectifs, déroulement et conseils pratiques dans le PDF ci-dessous.

Moyen
Niveau de difficulté
Décrypter les contenus
Dans les publications journalistiques, tu trouveras non seulement des informations neutres, mais aussi des contenus qui ne reposent pas uniquement sur des faits, par exemple des éditoriaux qui prennent position sur des sujets controversés.
Ceci est parfaitement normal, tant que ce contenu est clairement identifiable et contextualisé. Cette information te permet d’identifier quels contenus doivent faire l’objet d’une approche critique, avec du recul. Dans le cas de la désinformation, tu seras confronté à l’exact contraire : elle présente des mensonges comme s’il s’agissait de faits avérés.
EXERCICE PRATIQUE
Lis les quatre descriptions suivantes de types de contenus. Trois d’entre eux sont tout à fait acceptables dans des publications journalistiques.
🔍 Peux-tu identifier quelle est la fake news? Pour chaque description, détermine de quel type d’information il s’agit. Un exemple t’est donné à chaque fois, tu peux cliquer sur le chiffre pour le découvrir.
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